La petite phrase du dimanche #4
Comme un dimanche matin,
« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté »
Et on la doit à Winston Churchill. Oui, celui là même qui répondit « no sport » pour expliquer sa bonne santé à 80 ans… Toute une morale! Allez du coup je retourne me coucher!
Bon dimanche à tous.
Sélection de la semaine – Lectures du week end #4
On est vendredi, alors voilà ma sélection de billets découverts cette semaine.
- Sur Read Write Web, qui devient au passage LA référence francophone en la matière, le sujet de l’enterrement de la Net Neutrality est évoqué. Ça devient le cheval de bataille du blog qui réalise un travail citoyen de très grande qualité. Le billet se trouve ici
- Hubert Guillaud était cette semaine à la conférence TOC (Conference tools of change for publishing) et il nous a fait suivre depuis son blog les différentes interventions. Il y a un sujet qui a plus particulièrement attiré mon attention, celui de la présence en ligne des auteurs.
- Question de stratégie sur les réseaux sociaux mais également optimisation du temps, l’activité pouvant vite devenir terriblement chronophage. Voilà un excellent billet de Nicolas Debaets, du blog Oseox.
- Évidemment le sujet dont tout le monde a parlé cette semaine, c’est la campagne anti tabac, un poil provocatrice (?!). Parmi tout ce qui a été écrit sur le sujet, il y a ce point de vue signé Enikao sur Owni.
+ et bon week end!!
Les blogueurs se mobilisent pour les restos du coeur
Un mail reçu ce matin. Pour sensibiliser à la campagne des Restos du cœur. Je ne fais que relayer, bien volontiers, l’information:
« Les blogueurs se mobilisent pour les Restos du Cœur
Pour la 25ème année, les Restos du Cœur ont entamé leur grande campagne de mobilisation pour pouvoir offrir des repas aux plus démunis.
Afin de venir en aide à cette association et à ses milliers de bénévoles, Danone et le groupe Carrefour se mobilisent pour la seconde année consécutive et s’engagent durablement !
Mobilisez-vous et aidez-nous à offrir des repas aux Restos du Cœur !
Pour que la collecte annuelle de denrées et l’opération promo-partage remportent un véritable succès, nous vous invitons à faire parler sur votre blog de l’opération Danone + Carrefour + Les Restos du Cœur
1 article publié sur votre blog = 10 repas offerts
- Vous rédigez un article présentant l’opération sur votre blog Lire plus
Journal de bord d’un entrepreneur # 2/??
L’association?
Oui, tient si on parlait d’association. Dans le cadre parfait où on trouve le bon associé, elle possède, à mes yeux, trois avantages bien réels. D’abord la complémentarité des compétences, le partage de la masse de travail et la confrontation des points de vue.
- Les compétences
Je ne connais pas grand monde qui sache absolument tout faire. Quand on monte sa boite, c’est vrai que cela demande beaucoup de débrouillardise et d’adaptation. Il faut savoir parfois contourner les obstacles pour pouvoir les franchir. A un moment ou un autre dans la vie débutante d’une entreprise, l’entrepreneur seul aux commandes va se retrouver confronté à des problèmes qu’il ne sait pas gérer. Alors évidemment quand on se lance, au bout de quelques mois, on fait un constat assez simple : on gravit les marches les unes après les autres comme autant d’étapes. Toujours un peu plus haut, ça prend plus ou moins de temps, mais on finit toujours par y arriver.
Seulement plutôt que de les monter une à une, on pourrait le faire quatre à quatre. Mais pour aller plus vite, il faut résoudre les difficultés plus rapidement aussi. Et c’est là que se pose la question de l’associé. L’idéal serait qu’il soit complémentaire. Un peu chacun son domaine dans un projet commun. Chacun a son champ d’intervention, ses responsabilités au sein même de l’entreprise.
- Le partage du travail
Une évidence? Oui. Encore faut il que Lire plus
The long tail
Après avoir lu Free de Chris Anderson, je me suis replongé dans La longue traîne, un livre et surtout une analyse qui m’avait beaucoup impressionné et que je viens de refermer pour la troisième fois.
Il s’agit vraiment d’un point de vue intéressant. Pour ceux qui ne connaissent pas la théorie de Chris Anderson, je vous la résume en deux mots.
- Internet chamboule la loi de Pareto selon laquelle 20% des produits représentent 80% du chiffre d’affaire.
- Internet permet de réduire considérablement les couts de production nous faisant par la même passer d’une économie basée sur la rareté à une économie d’abondance. Tout est disponible partout et tout le temps, permettant par la même à ces longues traines de constituer la grosse part du chiffre d’affaire.
On se retrouve donc à vendre moins de chaque produit mais beaucoup plus de produits différents. Et ce sont d’abord les marchés de niche qui en profitent. On a l’habitude de dire que sur Internet on trouve tout. Et c’est vrai. Ou que vous vous trouviez, pourvu que vous ayez une connexion, et vous trouverez ce que vous cherchez. Oui, mais!
- Une longue traîne économique ?
Est ce que vous consommerez? Est ce que le simple fait de tout avoir comme ça sous la main vous pousse à acheter ou à consommer un produit que vous ne pourriez pas avoir sans un accès au web? Quel est, par exemple, l’effet « longue traîne » pour un libraire comme Amazon? Amazon, qui utilise un système de recommandations, sait le manipuler afin de faciliter l’achat impulsif. L’effet longue traîne, si il existe, est alors tronqué.
Est ce que la longue traine ne se rapporte pas plutôt à la diffusion qu’à la consommation? Économiquement parlant, et avec un peu de recul, je ne suis pas certain que cette théorie soit encore vérifiée. Culturellement parlant, elle prend, à mon avis, tout son sens. De toute manière si elle ne se réalise pas dans l’économie mais dans la culture, c’est (presque) pareil. La longue traîne permet l’enrichissement individuel et c’est bien ce qui est le plus important et ce qu’il y a de plus fondamental.
- Une longue traîne culturelle ?
Si vous prenez un disquaire spécialisé dans le Novo Dub (oui je prends vraiment un extrême). Celui ci, si il a pignon sur rue, aura bien du mal à dégager un chiffre qui lui permette de vivre. Avec une diffusion numérique, donc un anéantissement des couts de production et de diffusion, il touchera un public beaucoup plus large. Et son marché de niche, qui apparaitrait « loufoque » dans l’économie réelle, peut faire de lui la référence en la matière dans l’économie numérique.
Ce qui est certain, c’est que marchés de niche ou cultures underground se retrouvent sur un pied d’égalité, en terme de diffusion et d’accès au savoir, avec les marchés dominants et la culture de masse.
Pour certains l’effet longue traîne est presque insignifiant. Il l’est peut être, mais il existe bel et bien. Et encore, je pense, bien que le livre d’Anderson ait déjà quelques années, que nous ne sommes qu’au début du processus.
- La longue traîne se met en place
Pour que la longue traîne puisse se mettre en place il faut que l’inconnu soit en rapport avec le connu. Personne, à part quelques mordus, n’ira jamais chercher un morceau de Novo Dub si ses pérégrinations sur la toile ne lui facilitent pas la tâche. C’est au responsable de la niche d’aller de l’avant, c’est à ceux qui apprécient de recommander. Aujourd’hui c’est beaucoup plus simple avec les réseaux sociaux alors qu’avant il fallait distribuer des flyers devant les bouches de métro.
Et c’est grâce à internet que cela existe, car combien d’amateurs de musique auraient découvert du Novo Dub en poussant les portes de petits disquaires, alors que ceux là peuvent être à des milliers de kilomètres? En trois clics ils y ont accès, pas forcément par curiosité, parfois aussi par hasard. Mais essentiellement parce qu’ils ont, avec leur connexion, accès au monde entier et à toutes les ressources.
Donc, oui, la longue traîne existe bien. Mais son efficacité et sa large diffusion prophétisées par les enthousiaste de la thèse d’Anderson au départ met juste du temps à se mettre en place. On ne peut pas passer, du jour au lendemain, d’un modèle économique qui nous gouverne depuis la Révolution Industrielle vers un système inversé. Les mutations sont longues, mais le mouvement est amorcé et le retour en arrière n’est guère possible. Ce n’est qu’une affaire de patience.










