Edicool paticipera au débat « Le marketing littéraire à l’heure du web 2.0 et de l’édition numérique »
On m’a proposé de venir participer à un débat sur l’édition à l’heure du web. Évidemment, j’ai accepté avec plaisir.
Rendez vous pris pour mercredi 31 mars à 14h00, ce sera sur techtoc.tv, débat préparé par Noëlie Eternot. Je me réjouis de pouvoir discuter d’un sujet aussi intéressant avec des personnes passionnantes, que je ne connaissais jusque là qu’à travers le prisme du numérique, par blogs, sites ou tweets interposés.
Parmi les participants : Clément Buée, Gwen Catala et Lorenzo Soccavo.
Hâte d’être à mercredi… et je vous ferai un petit debrief mercredi soir ou jeudi!
PS : si vous ne connaissez pas Techtoc.tv, je vous conseille d’aller y faire un tour. Énormément de sujets intéressants autour du web.
e-book, e-monde, e-gnoble
Pas de vidéo aujourd’hui, mais bien une photo de quelques tracts affichés au Salon du Livre. Un doux mélange de peurs et d’amalgames sur fond de conservatisme figé, statique. En plus au sujet du livre numérique qui n’a pas encore décollé en France. Tabasser le sujet sans même savoir de quoi il va s’agir réellement… Détruire un produit et extrapoler sans cesse. Bien trop simple.
Alors autant ceux qui ne voient pas l’avenir du livre dans le numérique ne me gênent pas (tout le monde peut se tromper…:-)), autant ce genre de discours m’agace. La protestation, toujours et encore la protestation. Aucun discours constructif, nombrilisme, retranchement dans les idées, aucun avenir! Et tout ça relève en fin de compte de la politique, la politique de la peur, celle des extrêmes.
Merci à Clément de ebouquin.fr pour avoir fait circuler l’info.
De l’industrie culturelle à la culture individuelle
Ce qui est formidable avec internet, c’est l’accès aux connaissances et au savoir. Ce qui l’est moins, c’est quand des personnes mal informées en parlent. Ce qui est dramatique, c’est lorsque ces mêmes personnes mettent en œuvre des principes autoritaires et sclérosés pour contrer cet accès au savoir, à la culture, qui, d’après eux, n’a de raison d’être que si celui ci est payant.
On vit depuis quelques années une évolution dont on est très loin de savoir jusqu’où elle ira, ni de quelle manière elle transformera en profondeur notre société. De manière générale, les premières salves Hadopi, Loppsi, Acta… naissent d’un postulat de départ erroné et biaisé, à savoir que le web renferme des poubelles, est une zone de non droit, et qu’il faut le réguler avec une philosophie inspirée du passé : contrôler les masses.
La culture? J’aime bien la culture. Jusqu’à maintenant, elle était le reflet d’une société. On nous disait, à grand coup de matraquage publicitaire, quoi lire, quoi voir, quoi regarder. En spectateur attentif, on mangeait, on dévorait, on ingurgitait des produits culturels. Et cela était vrai il y a encore quelques années. Oui, mais voilà qu’Internet a changé la donne. Il a permis plusieurs choses:
- Désagréger l’industrie culturelle pour en tirer la substantifique moelle. Sous les coups de boutoir d’internet et de ses acteurs, l’industrie culturelle (dans le sens où la culture est un produit industriel à diffuser et à consommer en masse, comme n’importe quel autre produit, du business en fait), l’industrie culturelle donc, a fini par voler en éclat. Ses marges de progression sont inversement proportionnelles à sa raison d’être qui ne se place plus dans un système figé, dans un simple rapport producteur/consommateur, mais dans un système de communications ultra rapides. Les consommateurs de cette industrie sont de moins en moins nombreux car ils modifient leurs comportements. Plutôt que d’avaler bêtement ce qu’on les autorise leur donne à manger, ils consomment autrement. Tout simplement parce qu’ils ont beaucoup plus de choix.
- Dématérialiser la culture. Le grand défi de l’industrie culturelle était de passer du stock au flux. On peut dire, par exemple, que l’industrie du disque a raté la marche, la première, soit la plus importante tant la seconde marche lui semble maintenant inaccessible. On ne consomme plus la culture par paquets, la culture de masse. On prend à droite et à gauche, on passe de la consommation à la communication. Ce qui a pour incidence directe une remise en cause totale de ceux qui, jusque là, distribuaient les produits culturels. Pour reprendre l’exemple de l’industrie du disque, de nombreux consommateurs de musique n’achètent plus un CD avec 12 titres dessus, mais achètent ces titres à l’unité sur iTunes. C’est très bien. Car cela nous permet de ne plus subir les morceaux pourris qui gravitent sur un album autour des deux ou trois morceaux qu’on aime bien et qui nous poussaient il y a dix ans à acheter l’album entier.
- Zapper les cultures. on passe de l’un à l’autre. Ce qui ne veut pas dire qu’on survole mais plutôt qu’on construit ses propres connaissances, on crée sa propre culture, bien loin de la culture de masse imposée par l’industrie. Ce qui permet un enrichissement incroyable de la société, grâce à cette somme d’individus qui la forme et qui en plus partagent cette culture. La richesse nait de la multiplication des points de vue, des expériences. Alors forcément, en tant que consommateur averti, nous ne pouvons plus nous référer à une industrie qui produit en masse. On prend un peu chez l’un, un peu chez l’autre. On gobe rarement tout en même temps.
- S’approprier la culture. Et c’est un juste retour des choses. Les interactions sont devenus tellement simples, le mélange des genres aussi, que l’individu se (ré) approprie la culture. A force de se construire une culture propre, l’individu devient lui aussi un acteur culturel. Il se réapproprie un bien qu’il consommait avant. C’est là tout l’intérêt de la mise à mort d’une industrie désuète: les parois des cases dans lesquelles nous rentrions deviennent de plus en plus poreuses. Les stéréotypes ont de plus en plus de mal à s’affirmer car la richesse humaine a tendance à se diversifier de plus en plus.
La société n’a jamais été aussi avide de culture. En délaissant ceux qui soit disant la défendaient, l’individu a réussi deux choses : s’affranchir d’une industrie en reprenant sa liberté, retrouver sa place d’acteur et non plus de consommateur.
En fin de compte, l’industrie culturelle n’est plus qu’un fer de lance. Elle est à bout de souffle en même temps que nous assistons à la fin d’un modèle. Elle n’a plus la mainmise sur ce qu’elle met sur le marché. Alors quand un produit dont vous êtes à l’origine vous échappe, involontairement mais totalement, il y a comme un problème, non?
D’autres en parlent bien mieux que moi. Ces billets ne datent pas forcément d’hier mais gardent tout leur intérêt : Narvic, économie-analyses-actualités-opinions, Freescape.
photo Flickr
Sélection de la semaine – Lectures du Week end #7
Le vrac de mes marque-pages fourre-tout de la semaine. Le partage de liens du vendredi, c’est par ici. sélection
- Il fallait être aveugle ou passer une semaine sous terre pour échapper à Paris 26 gigapixels qui a débarqué en fanfare le 11 mars dernier. 2346 photos assemblées en une seule, pour les amoureux de Paris, une vraie mine d’or. Attention, c’est addictif au possible. Mais, quel travail! En plus avec la Valse d’Amélie de Yann Tiersen qui va bien.
- Un peu d’entrepreneuriat avec une méthode pour définir ses objectifs. Eh oui! Avant de les atteindre, il faut les définir. Et ce qui peut sembler évident pour tous, n’est pas forcément toujours simple pour un entrepreneur. Il s’agit de la méthode SMART, dénichée sur envie d’entreprendre.
- Le torchon brûle entre Apple et Google. Ce n’est pas une nouveauté. Mais voilà que le New York Times y met son petit grain de sel nous expliquant que c’est une histoire d’hommes. En effet, il semblerait que Steve Jobs déteste purement et simplement Eric Schmidt, CEO de Google.
- Plutôt foot ou musique classique? J’aime bien les deux, mais un soir de Milan AC/Real Madrid… le concert de musique classique attendra! Heineken a réussi un tour de force incroyable : rassembler le soir de ce match 1000 tifosi pour un soit disant concert de musique classique, avec, à la clé, plusieurs centaines de complices. Bluffant! La vidéo a fait le tour du web, elle est disponible ici.
- Lu sur le blog d’Antoine Dupin, un excellent billet sur l’anonymat sur internet. L’anonymat est risqué, tout finit par se savoir. Sa conclusion, que je partage pleinement:
1 – La plateforme évolue
2 – La technologie évolue
Il n’y a que vous … qui n’évoluez pas !!
+ et bon week end à tous.
La fin de l’édition?
Really? Attention, ne sautez pas de passages! A regarder du début jusqu’à la fin…
Vidéo assez impressionnante, très bien pensée :
Source : Gizmodo









