Amazon et sa bataille d’Angleterre
Amazon continue à installer tranquillement son hégémonie dans le milieu de l’ebook, grâce en particulier à son Kindle qui se vend comme des petits pains. Yes, of course! Mais où sont les chiffres?
Bref, là n’est pas le débat. Aux Etats Unis, Amazon faisait sa loi en imposant un prix de vente aux éditeurs. Maintenant, la firme tente de rentrer sur le marché britannique. A l’américaine. C’est à dire avec de gros sabots. Mais c’était sans compter sur la résistance de trois éditeurs, et pas des moindres, puisqu’il s’agit de Hachette, HarperCollins et Penguin.
Alors de deux choses l’une. Soit Amazon plie et comme les trois éditeurs ont montré la marche à suivre, il n’est pas dit que de nouveaux obstacles se dressent. Soit Amazon (et on peut également englober Apple et Google) va décider de ne plus passer par les éditeurs tant ces derniers font peu d’effort pour développer les livres numériques.
Pour ma part, je pense que le monde de l’édition cherche encore à sauvegarder la fameuse « chaîne du livre ». Mais celle-ci n’a pas sa place dans l’économie numérique. Que ce soit triste, ou pas, là n’est pas le débat. Les éditeurs sont bien évidemment garants d’une certaine qualité, mais ils sont aussi (pour certains, hein) « castrateurs » de talent dans le sens où bon nombre d’ouvrages sont formatés pour « plaire ». Quand la musique s’est libérée sur internet, MySpace est apparu, permettant à chacun de mettre en avant son talent… ou pas! Il en va de même pour les auteurs, talentueux ou non. Une sélection se fera.
Voilà aussi quelques liens pour vous faire-une-idée-des-reflexions-en-cours-en-matière-de-libraires-ou-éditeurs-dans-le-numérique…:
Chez Florent Taillandier






