Interviews auto-promo : Le mec de l’underground

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Qui est le mec de l’underground ?

Bah c’est moi !

D’accord… je sens que ça va pas être simple ! Tu sais, je suis pas condé et t’es pas en gardav… rien de ce que tu diras ne sera retenu contre toi… sauf peut-être par les centaines de milliers d’internautes qui vont nous lire. Alors, tu peux au moins me dire comment qu’ça se fait que tu te retrouves à sortir un recueil de nouvelles littéraires chez nous ?

Bah je ne sais pas exactement, j’étais foncedé quand on m’a contacté. A moins que ce soit moi qui vous ai accostés. C’est galère, je ne me souviens plus ! Je sais simplement que je veux être édité pour me faire des couilles en platine. Un jour dans le tromé, je suis tombé sur un papelard qui parlait des auteurs pétés de thunes, des keums qui ont palpé des milliards en écrivant, comme le type qui a chié Harry Porteur (le truc de balais) et l’autre, je ne me rappelle plus de son blase. Ça m’a saucé direct. T’imagines qu’un gadjo comme Stephen King, tous les jours, il peut se payer toute la came qu’il veut, des tapins de luxe et deux grecs par repas, voir plus…

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Je confirme que c’est ta motivation qui m’a poussé à t’éditer. Il faut dire que j’en ai ras le bol des auteurs qui étalent leur pathos et leurs doutes existentiels au fil des pages. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’avec toi ce n’est pas le cas… du coup, j’ai envie de te demander : C’est quoi pour toi la littérature ?
Ne me répète pas que ce n’est qu’une question de fric, je serai obligé de te décevoir.

Nan, c’est clair que ce n’est pas qu’une question de blé, je ne vais pas te mytho. Quand tu écris, tu peux aussi bouillave v’là les meufs et sans cracher un rond. Déjà c’est un avantage, surtout avec la ganache que je me paye. L’autre truc aussi quand tu es auteur, c’est que parfois on t’invite à bouffer, et gratos ! Tu vois, ce n’est pas qu’une question de fric, je ne suis pas un crevard ! La dernière chose archi golri avec ce que t’appelles la littérature, c’est que tu peux trop casser les couilles.
Après, si je dois répondre exactement à ta question « c’est quoi la littérature? » : et ben c’est les livres, et tout et tout…

Bon, je vois que tu pratiques l’interview comme la boxe. Tu baisses pas ta garde, et esquive à gauche ou à droite. Je vais être également obligé de te prendre de biais. C’est qui tes modèles ?
Me réponds pas Snoop Doggy Dog, je ne vois ni ta gueule au bord d’une piscine, ni dans un clip de rap. Pourtant ton style vif et incisif, fait penser à une punchline… Qu’est-ce que tu peux me lâcher comme info sur ton écriture urbaine ? Est-elle plutôt proche des rappeurs ou à chercher du côté des sports de combat ?

Snoop ? Nan, à part son clip « snoop doggy style » qui m’a bien foutu la trique. Après pour mes modèles je n’en sais rien, j’y connais que dalle en mecs connus. Ah si, peut-être l’autre là, tu sais, le renoi ! Sinon y a le grand Francis et Guy Georges, que je kiffe bien aussi. Ron Jeremy l’acteur de boules, mon pote Wallid et le héros dans James Bond, le type avec des chicos en acier. J’aime bien Le Ténia dans Irréversible et Tonton Pérave, le vieux de ma clique.

Pour mon écriture, peut-être que le rap m’a un peu influencé. Il parait que j’écris hip-hop sauf que les codes, moi je pisse dessus. Je te donne juste un exemple : une des règles d’or de la street, quand tu as organisé un plan foireux, est de ne pas balancer tes associés. File-moi 50 dolls, et tu vas voir si je ne vais pas poucave !

Pour les sports de combat c’est la même, j’encule les règles relous ! Je kiffe me bastonner, je kiffe la boxe et le free fight, mais t’inquiète que si l’arbitre se retourne, mon adversaire se mangera mon chlop dans les burnes. Pareil si on me demande de me coucher, file-moi du zeillo et je fais le macchabée. Alors c’est vrai, la fritaille et les sports de baston ont influencé mon style.

Tu trouves que mon écriture a du punch? Normal, j’ai calé du GHB dans ton verre et de la MD dans ton dwitch.

GHB et MD, je crois pas, vu que je me sens pas en train de tomber in love de toi, bien que malgré tout je ressens une certaine forme de tendresse dans tes textes. Mais je vais pas te demander si tu serais pas du genre sentimental qui se cache derrière une carapace, parce que j’aime pas la psychologie à deux balles. Et autrement, sinon, t’en es un ?

Sentimental de rien du tout ! Je ne sais pas où tu es allé fouiner cette connerie, c’est du nawak ton truc ! A moins que tu fasses référence à la fois où je me suis fait pomper le dar par un trav au bois de Boubou, ou encore quand je me suis branler pendant la scène de baise dans Irréversible. Nan, franchement, tu pars en couilles mec ! Pour ta question « sinon, t’en es un ? », tu veux parler de quoi ? Je suis quoi ? Un dèpe ? Allez, ne flippes pas, pose ta question, je ne suis pas sûr de bien la piger. Tu veux savoir si je suis pédé, c’est ça ?

Ça y est, tu montes au créneau ? Tu vas voir que j’ai bien retiendu la leçon : petits pas de danseuse jamais dans l’axe. J’esquive par la droite. J’esquive par la gauche.
Bien sûr que non pas un dèpe, plutôt un dur au cœur tendre, quelqu’un d’hypersensible en quelques sortes, un qui se protège derrière une montagne d’insultes. Sinon comment expliquerais-tu ton succès auprès du lectorat féminin ? Faut pas croire, les filles ressentent vachement bien ces choses là…

Ah bon, du coup ça t’intéresse pas de savoir où je carre mon chibre ? En tout cas, ta question prouve que tu ne connais pas le public féminin de la new génération. Tu n’es pas bon, dans tout ce qui est meuf et tout… Tonton Pérave me dit souvent que les femmes ont changé. Ce n’est pas parce qu’elles me lisent que je suis un cœur tendre, un hypersensible ou je ne sais pas quoi. Il faut tourner le blème dans le sens inverse. Je dirais que c’est plutôt les meufs qui s’hardcorisent, et c’est pour ça qu’elles me lisent. Tu sais, je vois bien comment est ma frangine, les raclis d’aujourd’hui se frittent, crachent, insultent, regardent du porno, organisent des gang-bang reverse, te font des éjacs faciales avec leur mouille et matent ta ganache en disant « celui-là, il a une bonne bouche à cuni ». Mes lectrices sont ce genre de femmes, obligé !

Oh putain ! Là, je mesure l’ampleur du travail pour te rendre bankable et socialement correct. La vache ! Bon, tu sais quoi ? Je vais te laisser te faire ta comm tout seul ! À toi de trouver les arguments pour que les lecteurs achètent ton recueil de nouvelles littéraires… Moi, je jette les gants !

Ah enfin, ça y est, il s’est barré, je vais pourvoir gérer le truc à ma sauce. Il est relou ! Toujours à vouloir me faire passer pour une baltringue, avec ses « hypersensibles », « cœur tendre » et « sentimental ». Bon, c’est vrai les miss, je dois admettre que quand je vois vos bêtes de tifs et vos yeux en amande couleur noisette (ou noix de cajou, je ne sais plus), mon palpitant bourrine à toute blinde. Quand je vois votre smile et votre joli tarpé, vous me donnez de la gouache pour continuer à écrire, mes bonnes muses du bitume. Meufs, je vous kiffe un truc de ouf, c’est guedin à quel point vous me foutez la trique ! Et je n’écris pas ça pour que achetiez mon ebook, même si c’est vrai que ce serait archi cool, mes belles gosses. Mais je sais que vous le ferez, vous n’êtes pas des grosses taspés!

Pour les couilles, on va parler de mec à mec : tu vois ce putain d’ebook que je suis en train de bicrave ? Ne l’achète pas si tu veux terminer à poil sur une route de campagne ! Ce n’est pas une menace mais une promesse. Je te jure mon pote, je ne déconne archi pas, j’en ai charclé des plus stocmas que toi. Normal, plus de six mois à gratter sur le blog sans palper une galette, tu peux quand même lâcher un pourliche, je ne vais non plus te pomper le gourdin !

Franchement, sérieux les gens, filez-moi de la maille, trop envie de niquer et de me bouffer un grec tous les jours ! En plus, si j’arrive à foutre de la thune de côté, si ça se trouve j’en filerai à des assoces caritatives ou un bordel dans le genre… Tu vois, je suis pas un tarba !

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Vous pouvez dès à présent Télécharger L’eBook du Mec de l’underground.

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Commentaires

Une Réponse à “Interviews auto-promo : Le mec de l’underground”

  1. Vide-dressing le 6 juillet, 2013 11 h 42 min

    Excellent !

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